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La culture Algérienne

Le peuple

Blond et noir d’ébène, roux, brun mat ou foncé, mulâtre et même… jaune à l’œil bridé, le peuple algérien présente un profil beaucoup plus divers que le trop réducteur « type nord-africain ». Creuset ethnique et culturel, au carrefour de l’Afrique, de l’Europe et de l’Orient, l’Algérie aura mêlé le Berbère et le Carthaginois, le Judéen, le Grec, le Latin, le Vandale, le Perse, l’Arabe, le Turc, le Renégat corse, catalan ou même danois d’origine qui ont régné sur la Régence d’Alger… La colonisation française eut cela d’inédit que le conquérant ne chercha pas à mêler son sang à celui de l’indigène. Qui le rendit bien. Aujourd’hui, le peuple algérien n’a de différences que linguistiques. Le berbère utilisé par les Kabyles, les Chaouias ou les Touareg voisine avec l’arabe et le français. Un trilinguisme qui remonte à l’Antiquité.

 
     
 

l'ecriture

La diffusion de l’écriture autour de la Méditerranée

C’est sans doute de la nécessité de garder trace de transactions commerciales qu’est née l’écriture. L’Egypte invente les hiéroglyphes, la Mésopotamie, l’écriture cunéiforme.
Vers 1 500 av. J.-C., à Ougarit, l’écriture cunéiforme est réduite à trente signes. Ce nouveau système d’écriture, remarquable par sa simplicité, est révolutionnaire : c’est l’alphabet.

Dans une région très proche et pratiquement de la même époque, les Phéniciens utilisent une écriture alphabétique, à l’origine de la plupart des alphabets utilisés par les peuples de la Méditerranée. Ces derniers, en contact avec les Phéniciens, grands marins et commerçants ont utilisé l’alphabet et l’ont adapté aux besoins de leurs langues.

Ecriture arabe
 
     
 

L’araméen, langue courante de l’ancien Orient, se présente à l’époque hellénistique sous forme de nombreux dialectes comme le palmyrénien ou le nabatéen, dont l’alphabet est sans doute, avec celui du syriaque, à l’origine de l’alphabet arabe.

Extrait de : Regards sur la civilisation arabo-musulmane
Livret jeunes musée
Source : Institut du monde arabe

 
     
 

literature

Le roman algérien naît dans les années 50.
Cette naissance va de paire avec l’affirmation de l’identité et la culture algériennes, jusqu’alors niées par la colonisation.

Elle accompagne le déclenchement de la guerre de libération.
Mohamed Ferraoun, Mouloud Mammeri, Mohamed Dib, Malek Ouary, Kateb Yacine, Malek Haddad et Jean Sénac écrivent en français tandis que Redha Houhou, par exemple, écrit en arabe.
Après l’indépendance, la lutte de libération reste la thématique centrale du roman algérien, aussi bien chez les écrivains confirmés que chez les débutants.
A partir de 1980, apparaissent des textes qui s’interrogent sur le sens des années de lutte à la lumière de la société algérienne.

Tous sont ancrés dans la réalité du pays et surtout à la fin des années 90, les livres de témoignage sur la terreur du quotidien se multiplient : Abdelkader Djemaï, 31 rue de l’Aigle, 1998 ; Aïssa Kelladi, Rose d’abîme, 1998 ; Wacini Larej, Sayyidat al-maqâm, La Maîtresse des lieux, 1995 ; Mohamed Kacimi El-Hassani, Le Jour dernier, 1996 ; Habib Tengour, Gens de Mosta : moments 1990-1994, 1997 ; Malika Mokeddem, La Nuit de la lézarde, 1998 ; Yasmina Khadra, Les Agneaux du seigneur, 1998, roman policier écrit par un homme sous un pseudonyme féminin…
Cette production est largement dominée par l’œuvre de Mohamed Dib, qui poursuit sa quête intérieure tout en étant à l’écoute du monde présent.

Source : Livret IMA Exposition

 
     
 

tenues traditionnels

Les vêtements féminins d’Algérie ont conservé dans leurs drapés, leurs tissus, leurs broderies et leurs parures, la mémoire des temps passés. Ils représentent de véritables conservatoires des influences culturelles qui s’exercèrent tout au long de l’histoire.

Berbères, Carthaginois, Romains, Vandales, Arabes, Andalous, juifs, Ottomans marqueront de leur empreinte l’histoire des arts décoratifs et particulièrement le costume. Aussi voit-on se côtoyer de l’est à l’ouest des histoires vestimentaires mêlant des traditions rurales et citadines différentes.

Traditions et apports nouveaux vont ainsi façonner les costumes vestimentaires, dessinant à travers le temps quatre grandes régions dans la mosaïque algérienne.

On peut y distinguer Alger et sa région, puis les régions de l’est, autour de Constantine et d’Annaba, de l’ouest autour d’Oran et Tlemcen, enfin une vaste région regroupant Kabylie et Aurès, monts des Ouled-Naïl, Mzab et Sahara, aux traditions rurales plus marquées, où l’argent des parures les distingue des autres régions dominées par l’or.

 

Auteur : Leïla Belkaïd
Source : Costumes d’Algérie
Editions Du Layeur - mars 2003

Tenue Algérienne - Karakou Algerois