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Alger la blanche

la capitale

Pour qui arrive par la mer, les maisons qui s’échelonnent aux collines peuvent un instant évoquer les images d’Alger la Blanche. Très vite, cependant, la masse imposante de l’hôtel Aurassi et les trois palmes levées vers le ciel du mémorial du martyr révèlent l’Algérie nouvelle.

Mouvement et modération caractérisent l’Alger d’aujourd'hui. D’une année à l’autre, des immeubles surgissent, des autoroutes s’élancent au milieu de terrains vagues, de larges complexes architecturaux prennent place dans les faubourgs. Les rues sont rendues aux piétons dans le centre ville, ou sont éventrées par la construction du métro.

La Grande Poste - Alger

Mais Alger c’est surtout une foule qui déambule, foule multicolore où se côtoient la tradition musulmane et un modernisme cosmopolite, le tout au milieu d’une circulation intense. Ce sont des bruits et des odeurs autour des marchés, et ce sont des couleurs à l’étal des marchands de fleurs et aux balcons où sèche le linge. Il faut voir vivre Alger sur ses places, ses parcs, ses escaliers où s’alignent les hommes qui prennent le frais. Et saluer des vieux qui claquent les dominos en riant fort, au milieu des mouches et des tasses de thé. Esquiver les femmes voilées et furtives qui rentrent du marché avec leurs cabas.

Du bruit, de la poussière, tout un monde en marche. Avec, au fond, l’odeur lourde et puissante de la mer, et, parfois, l’appel des muedhins qui monte dans le ciel bleu.

 
     
 

Alger la capitale de la culture arabe

Khalida Toumi honorée par les ambassadeurs arabes

A l’issue de la clôture de l’événement Alger, capitale de la culture arabe, et au nom de l’ensemble du corps diplomatique des pays arabes accrédités à Alger, l’ambassadeur des Emirats arabes unis a honoré, hier après-midi à l’hôtel Hilton, lors d’une cérémonie, Mme Khalida Toumi, ministre de la Culture, en lui décernant une distinction, un Coran en cristal, soulignant ses efforts consentis tout au long de cette année culturelle panarabe.

Alger la capitale de la culture arabe

« Nous avons vécu une année riche, dense et festive consacrée et dédiée à l’acte culturel algérien et celui arabe. Nous avons encore plus découvert la culture diverse et multiple de l’Algérie, à travers ses hommes et femmes de culture, des festivals, des colloques, des salons du livre, des expositions picturales, des semaines culturelles, des rencontres pluridisciplinaires, des concerts... A titre indicatif, 47 pièces théâtrales, 600 représentations ont été programmées, 70 films ont été projetés, 1260 titres édités et une somme de 4000 articles de presse ayant rendu compte de cet événement. Aussi, pour saluer et remercier les efforts méritoires de Mme la ministre de la Culture quant à la réussite de cet événement, nous lui offrant ce Coran en cristal ! », félicitera Ahmed Mahmoud Ghaïth Al Housni, ambassadeur des Emirats arabes unis. « C’est un grand jour et un immense honneur pour moi que de recevoir cette distinction honorifique et avec fierté ! Cependant, ce n’est pas un effort personnel mais celui de l’Etat, sans connotation politicienne. Mais un réel mécénat agissant ! Je n’ai fait que mon devoir envers mon pays, ma culture, en affichant le signe d’appartenance de l’Algérie parmi les pays arabes. Une Algérie authentique, arabe, amazighe et musulmane. Un trait d’union arabe interculturel. Je vous remercie infiniment. » Etaient présents à cette cérémonie Aberrazak Boukerzaza, ministre de la Communication, des auteurs algériens, notamment Waciny Laâredj, Zineb Laâouedj.

Source : El-Watan

 
     
 

La casbah

Adossée au massif du Bouzaréah, au nord d’Alger, la Casbah tire son nom de la citadelle qu’édifia en 1516 le corsaire turc Khaïr al-Din. Par ses ruelles tortueuses coupées d’escaliers, son architecture à la fois turque et arabe, militaire et civile, la Casbah d’Alger constitue un type unique de medina (ville musulmane). Elle est à ce titre inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1992. Haut lieu de la vie économique algéroise aux XVIe  et XVIIe  siècles, abri des résistants pendant la guerre d’Algérie, puis repaire des activistes des groupes islamistes armés en 1990, la Casbah contient toute l’histoire contemporaine d’Alger entre ses murs. Malheureusement, elle tombe en décrépitude et le violent séisme qui toucha les côtes algéroises le 21mai 2003 fragilisa encore les bâtisses de ce quartier populaire, réputé pour son histoire et son grand sens de la communauté.
 
La Casbah d'Alger
 

L'architecture de la Casbah est représentée par des maisons et de charmantes villas d'aspect pittoresque, d'ordonnance logique, bien adaptées aux moeurs des habitants. L'élément essentiel en est le patio centralm carré, entouré de quatre galeries, sur lesquelles s'ouvrent autant de chambres larges et peu profondes.

Ces maisons, à deux ou trois étages, sont couvertes de terrasses. En façade, des décrochements accusent clairement les dispositions intérieures et les étages supérieurs se projettent en encorbellement sur des poutrelles obliques comme on en voit en asie Mineure. Les murs blancs des vestibules et des patios sont égayés de faîences.

Au mobilier -coffres, glaces, lustres- s'ajoutent des tapis algériens et de très élégants rideaux brodés (exemples de la fameuse broderie algéroise). C'est à la Casbah que l'on trouve les plus beaux monuments de l'art musulman : telle que la Grande Mosquée, bâtie dans le quartier voisin du port qu'occupa la cité d'Icosium.